Bien que le gaspillage alimentaire ait lieu de la production des aliments jusqu’à leur consommation, l’un des enjeux majeurs de cette problématique découle de leur conservation à la maison. Mettre ses aliments au réfrigérateur ne suffit pas pour en assurer la bonne conservation. Un stockage inadéquat peut notamment entraîner une maturation prématurée des aliments et ainsi contribuer à un gaspillage massif de nourriture. Voici donc quelques conseils pour que la conservation des aliments n’ait plus de secret pour vous. Pour celles et ceux qui souhaiteraient s’informer davantage sur les enjeux liés au gaspillage alimentaire, consultez notre fiche sur le sujet.

Apprendre à bien ranger votre frigo

Saviez-vous que certaines zones de votre réfrigérateur sont plus froides et plus humides que d’autres ? Et oui, conserver ses aliments relève presque de la science ! Heureusement, dans son guide du frigo, J’aime manger pas gaspiller Canada démystifie pour nous le rangement de nos denrées et le contrôle du mûrissement de nos fruits et légumes. Collez cette belle fiche illustrée sur votre réfrigérateur pour ne plus faire d’erreur ! Pour des astuces de conservation, congélation et revitalisation de vos fruits et légumes préférés, consultez également leur guide antigaspillage.

Conserver correctement les aliments

Pour conserver vos denrées fraîches plus longtemps, c’est-à-dire éviter le transfert d’odeur et de contamination au réfrigérateur, assurez-vous de ne pas y entreposer d’aliments ou de plats non couverts. Utilisez préférablement des contenants hermétiques en verre ou, si vous utilisez des contenants de plastiques, évitez de réchauffer vos restants dans ces contenants pour limiter la migration de substances chimiques nocives dans vos aliments. Aussi, dans une perspective de réduction des déchets, réutilisez les contenants alimentaires du commerce et oubliez les pellicules en plastique ou en aluminium. Adoptez plutôt des couvre-plats en tissu ou fabriqués en tissu et cire d’abeille. Si l’envie vous prend d’être créatif, vous pouvez même les fabriquer en suivant ce tutoriel.

Étiqueter ses restants

Pour compléter l’étape précédente, pensez à étiqueter vos contenants et conserves. Qui d’entre nous ne s’est jamais demandé si la sauce à spaghetti dans le fond du frigo était encore bonne ? Et quel est ce liquide dans un contenant au réfrigérateur ? Du bouillon, de la purée ou de la soupe ? Ne vous posez plus jamais la question et pensez à écrire la date d’ouverture de vos conserves et la date de cuisson de vos restants pour être certain de manger des produits toujours propres à la consommation. Vous pourriez également y inscrire la date à laquelle les denrées ne seront plus consommables pour être certain d’éviter toute consommation d’aliments périmés. Enfin, si vous avez des aliments que vous ne mangerez pas, veillez à offrir cette nourriture autour de vous ou à les placer dans l’un des nombreux frigos communautaires (consulter le répertoire consommationverte.ca).

Ne vous fiez (presque) plus aux dates de péremption

« Meilleur avant » ne signifie pas « Jeter après ». Même après avoir dépassé la date « meilleur avant » indiquée sur les aliments, bon nombre d’entre-deux peuvent être consommés sans risque. Consultez la fiche meilleure avant, bon après ? Élaborée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) pour vous guider dans la consommation des aliments. Vous y trouverez également des conseils pour bien trier et récupérer vos aliments légèrement abîmés et défraîchis. Pour en savoir plus sur la durée d’entreposage des aliments périssables, consultez aussi le Thermoguide, un outil du MAPAQ qui fournit de l’information sur les aliments à conserver ou à jeter en cas de panne d’électricité. Enfin, dans certains cas, n’hésitez pas à utiliser vos sens pour déterminer si un produit est toujours bon. Si votre lait est suri ou si pain est moisi, vous le remarquerez facilement ! Faites toutefois attention à certains produits comme les poissons et les viandes qui peuvent développer des pathogènes non repérables.

Le congélateur, un allié contre le gaspillage alimentaire

Si vous n’êtes pas certain de consommer un aliment ou un restant avant qu’il ne se rende dans votre compost, pensez à congeler. Saviez-vous que le café et le vin se congèlent très bien ? Le café vous servira pour vos cafés glacés et le vin pour faire vos sauces. Très peu d’aliments ne se congèlent pas, toutefois, il est conseillé de congeler certains types d’aliments dans une forme ou un état particulier. Par exemple, les fruits et légumes peuvent se congeler crus, préalablement coupés, et être utilisés plus tard dans des smoothies. Les produits céréaliers tels que les pâtes ou le riz se congèlent après avoir été cuits. Pour tout savoir des meilleurs techniques de congélation, consultez le guide pour le congélateur de J’aime manger pas gaspiller Canada.

Tester d’autres techniques de conservation

Finalement, il existe d’autres techniques de conservation des aliments qui permettent de réduire le gaspillage alimentaire, mais aussi de profiter de fruits et de légumes estivaux toute l’année. La mise en conserve permet notamment de conserver des fruits et légumes mûrs plus longtemps en ralentissant les processus de détérioration. J’aime manger pas gaspiller Canada a d’ailleurs produit un guide simple de la mise en conserve étape par étape. À ce guide, s’ajoute un article sur leur site qui explique le procédé de déshydration des fruits et légumes. Vous y trouverez toutes les informations nécessaires à la préparation et au séchage au four ou à l’aide d’un déshydrateur de vos fruits et légumes pour de délicieuses collations nutritives.

Acheter local et de saison

Bien que ce ne soit pas directement en lien avec la conservation des aliments à la maison, il est recommandé de privilégier des aliments locaux et de saison lors de vos achats. Saviez-vous que, pour permettre aux fruits et légumes provenant d’outre-mer d’arriver frais et consommables, certains procédés chimiques sont utilisés notamment pour prévenir leur mûrissement. En encourageant la production locale, vous êtes assurés de consommer des aliments frais, vous évitez d’encourager les procédés de conservations chimiques et vous réduisez les émissions de gaz à effet de serre générés par le transport de ces produits.