Éco citoyen.ne

Thème du 28 octobre

Cette journée thématique est présentée par la Communauté métropolitaine de Montréal

L’Éco citoyen : la personnalité la mieux connue ?

De toutes les personnalités de l’Éco sapiens, celle de l’Éco citoyen.ne est sans doute la plus entendue. Elle est même reconnue dans le dictionnaire comme étant une « Personne qui met en pratique les principes d’écocitoyenneté » (Larousse). Définition classique de dictionnaire. Au final, selon le dictionnaire, il s’agit d’une personne qui met en pratique les principes de protection de l’environnement.

Mais encore ? Pour décortiquer ce qui fait vraiment de nous un Éco citoyen, posons-nous les quelques questions qui suivent :

  • Avant d’être Éco citoyens, sommes-nous des citoyens accomplis ?

  • Est-ce que les gestes individuels servent à faire de nous des Éco citoyens ?

  • Y a-t-il des barrières à être un bon Éco citoyen ?

  • Comment débuter l’Éco citoyenneté ?

  • Comment enseigner l’Éco citoyenneté?

Êtes-vous un bon citoyen ?

La notion de citoyen est assez claire : nous sommes citoyens dès que l’on fait partie d’un État, et cela vient avec des droits citoyens et des devoirs citoyens.

La notion de bon citoyen est toutefois un peu moins claire. Elle est d’ailleurs bien différente d’une personne à l’autre. Mais pour nous aider, l’institut Environics a conduit une étude sur la signification de l’écocitoyenneté selon les Canadiennes et Canadiens de toutes les provinces. En leur demandant ce qui, selon eux, faisait de quelqu’un un bon citoyen, les répondants ont dit :

Selon les résultats de cette étude, on comprend rapidement que l’implication sociale est au cœur de la citoyenneté. Que ce soit en participant dans la communauté, en aidant les autres, en faisant preuve de tolérance et d’empathie, ou en faisant du bénévolat, les Canadien.ne.s et les Québécois.es considèrent qu’un bon citoyen est d’abord un être social.

En demandant aux répondants quels gestes ils posent et qui leur font sentir qu’ils sont de bons citoyens, les deux réponses les plus populaires sont : faire du bénévolat, ainsi qu’être généreux et bons envers les autres.

C’est indéniable et c’est aussi notre avis : au-delà des gestes individuels (tels que payer des taxes, voter ou travailler), ce qui fait de nous des citoyens, c’est notre capacité à agir pour le bien de notre communauté, de nos concitoyens. Notre participation active à l’intégrité du tissu social semble être la clé du bon citoyen !

Les gestes individuels sont-ils importants ?

Même si les gestes individuels semblent être relayés au second plan, certains revêtent une grande importance. Par exemple, l’obéissance aux lois est fondamentale. Mais il s’agit là d’un geste tellement normal et bien implanté qu’il est peut-être moins reconnu comme étant un facteur de bonne-citoyenneté. Il en va de même avec les taxes.

Il est un geste individuel qui nous paraît toutefois très porteur pour assurer le bon développement de la communauté et de la société : l’implication démocratique. Et cela ne se limite pas à voter !

Une fois élus, nos représentants ont besoin d’un flux continu d’information en provenance de leurs concitoyens afin de guider leurs revendications. Prendre contact avec vos élus régionaux et municipaux pour leur partager de façon constructive nos besoins, nos valeurs et nos enjeux figure assurément parmi les gestes qui font de nous de bons citoyens !

Et vous, êtes-vous un citoyen modèle ?

Êtes-vous engagé dans des activités bénévoles ? Participez-vous activement au développement de votre communauté et au bien-être de vos concitoyens ? Participez-vous à la vie démocratique ? Ouf, ça fait beaucoup !

Si vous ne vous sentez pas totalement impliqué dans votre communauté, vous n’êtes pas seul. Nous sommes plusieurs à souhaiter pouvoir faire plus. Et comme le rappelle l’étude de l’institut Environics, l’obstacle principal à se sentir comme un bon citoyen, c’est le manque de temps.

Ce n’est pas surprenant ! Avec le travail, la famille, les sorties, le sport, le transport… notre rythme de vie est de plus en plus rapide. La société d’aujourd’hui nous demande d’être partout à la fois, et prône avant tout la performance professionnelle.

Il en va de même pour l’Éco citoyen. Avec toutes les obligations de la vie moderne, difficile de trouver le temps pour s’impliquer dans les causes environnementales ou même de trouver le temps pour revoir ses réflexes de consommation.

Comment devenir un (bon) Éco citoyen ?

Nous comprenons maintenant mieux ce qui fait de nous de bons citoyens. Mais qu’en est-il d’un bon Éco citoyen ? Est-il défini par ses gestes individuels écologiques ? Des gestes tels que remplacer la viande par des protéines végétales, se déplacer en transport collectif, refuser de voyager en avion, refuser les emballages à usage unique, acheter un bidet, etc.

Nous vous conseillions, hier, de poser des gestes de ce genre pour devenir des Éco consommateurs. Mais la réalité est que, en demandant aux citoyens de se battre individuellement contre la société qui nous pousse à surconsommer, on met sur les individus tout le fardeau de la transition écologique. Et c’est pourquoi, même si on demande depuis des années aux consommateurs de faire le bon choix et de faire fi des milliers de messages publicitaires qu’on fait déferler sur eux, cette tactique n’a pas encore eu l’effet escompté sur l’environnement.

Tout comme pour le citoyen, il est un geste individuel que l’Éco citoyen peut poser pour avoir un impact profond et structurant : son implication démocratique. En votant pour des élus qui défendront les intérêts environnementaux et sociaux, l’Éco citoyen pourra participer à la mise en place de lois et règlements qui guideront la société vers un mode de vie plus respectueux de l’environnement. L’Éco citoyen ne se limitera pas à voter : il nourrira ses élus de ses enjeux, ses craintes, et de ses idées pour améliorer notre rapport collectif à l’environnement. Les élus ont choisi de se présenter en politique pour nous représenter, aussi faut-il qu’ils connaissent les enjeux de ceux qu’ils représentent : fournissons-leur ce dont ils ont besoin pour prendre les décisions qui encadreront notre société de façon durable !

Bien sûr, si vous avez déjà commencé à mieux consommer de façon individuelle, il vous sera plus facile de vous adapter aux changements profonds que nécessite notre système de consommation. Vous pourrez même agir à titre de leader pour encourager nos élus à faire preuve de courage dans leurs politiques, lois et règlements !

Le front commun des enjeux sociaux et environnementaux

Comme pour le bon citoyen, le bon Éco citoyen ne se définit pas par ses gestes individuels. À l’instar du citoyen, l’Éco citoyen fait partie d’une communauté qu’il tente d’aider au travers d’interactions positives avec ses concitoyens : il offre de son temps, il aide son voisin, il fait preuve de bonté et de tolérance.

En appuyant vos concitoyens vulnérables, vous pourriez également appuyer l’environnement. En militant ou en vous impliquant dans des jardins collectifs, pour des pistes cyclables, pour le verdissement des quartiers ou encore pour lutter contre le gaspillage alimentaire, vous appuierez des projets qui auront un impact positif sur la qualité de vie de vos concitoyens, et sur la qualité de l’environnement.

Impliquez-vous dans votre communauté pour demander des infrastructures et de l’urbanisme favorisant les gestes écologiques : vos élus municipaux et provinciaux seront heureux d’obtenir votre appui pour développer votre quartier de façon durable.

Comment apprendre à être un Éco citoyen ?

Malgré que nous vivions dans une société démocratique, nous sommes peu à être à l’aise à l’idée de participer à un conseil municipal pour partager nos enjeux et nos revendications. Nous avons pris l’habitude de vivre de façon passive dans notre ville et notre province : nous subissons les règlements et les travaux d’infrastructure sans trop comprendre d’où ils viennent et ce qu’ils tentent d’accomplir. En s’impliquant activement en amont des décisions, nous pouvons apprendre à mieux comprendre, accepter et respecter les règlements qui sont adoptés. Nous pouvons même participer à leur création.

Pour éviter de perpétuer ce malaise que nous sommes plusieurs à éprouver face à notre implication active dans la démocratie et la politique, nous pouvons apprendre à nos enfants, dès leur jeune âge, à participer aux activités démocratiques. Nous en serons tous gagnants !