Éco travailleur.se

Et éco étudiant.e

thème du 25 octobre

L’Éco sapiens professionnel

Nous vous présentons aujourd’hui deux personnalités complémentaires : l’Éco travailleur.se et l’Éco étudiant.e. Ces deux individus réussissent non seulement à s’impliquer en environnement au travail et à l’école, mais aussi à mettre leur travail au service de l’Éco sapiens en eux.

Pour mieux comprendre comment notre vie professionnelle peut appuyer l’Éco sapiens, nous nous poserons aujourd’hui les questions suivantes :

  • Comment peut-on s’impliquer en environnement au travail ?

  • Comment notre relation au travail peut impacter notre consommation ?

  • Quels domaines d’études assureront un emploi engageant dans un futur écosapiens ?

  • Comment intégrer l’environnement à l’école et dans ton programme d’étude ?

La routine de l’Éco travailleur

Pour plusieurs d’entre nous, le travail et l’école sont des routines bien rodées : on se réveille, on se déplace, on travaille, on mange, on travaille, et on se redéplace. Cette routine revient plusieurs fois par semaine, quasiment chaque semaine de l’année. Pour l’Éco sapiens, il est donc évident que l’implantation d’efforts de réduction dans cette routine aura un impact important sur son empreinte écologique.

La pause sourire et les conseils
de TI-Mé

Déplacements :

Nous savons tous comment réduire l’impact de nos déplacements : habiter près du travail, prendre le transport en commun, utiliser le transport actif. Pour plusieurs d’entre nous, il n’y a qu’un choix possible : nous devons prendre la voiture. Dans ce cas, l’Éco sapiens ne voit que deux options : tenter de covoiturer, ou compenser les émissions de gaz à effet de serre liées à son travail. Si vous travaillez à 25 km de votre lieu de résidence, il vous en coûtera moins de 2 $ par semaine pour compensez vos gaz à effet de serre sur la plateforme de Carbone Scol’ERE ! Vos compensations permettront de sensibiliser les élèves de centaines de classes de niveau primaire partout dans la province : une belle façon d’appuyer la transition écologique!

Repas :

Comment réduire l’impact de vos repas au travail ? Si vous avez des options végétariennes à la cafétéria, voilà une excellente opportunité d’essayer de nouvelles saveurs tout en diminuant votre impact environnemental ! Mais pour ceux n’ayant pas accès à une cafétéria, essayez de diminuer le recours aux emballages individuels dans votre boîte à lunch. Achetez des produits en vrac ou en grosses portions, et portionnez-les dans vos plats réutilisables ! Éliminez le sac à sandwich jetable, les barres tendres et autre collations individuelles.

Pour vos déchets organiques, assurez-vous de les composter au travail, ou de les rapporter au compost de la maison !

Pour plus d’astuces sur l’éco travail, consultez nos articles sur le sujet !

L’Éco travailleur activement impliqué

Est-ce que votre employeur ou votre entreprise a des pratiques écologiques ? De plus en plus d’entreprises mettent sur pied un comité environnemental qui a le rôle de déployer des projets de réduction. Votre organisation n’a pas de comité ? Vous pouvez proposer d’en lancer un ! Certaines organisations proposent même de libérer leurs employés de leurs tâches pour qu’ils participent au comité environnemental.

S’impliquer dans un comité environnemental ou dans des projets spéciaux en environnement au travail, c’est une excellente façon de participer à la transition écologique ! En bonus, vous pourrez partager vos valeurs vertes avec des collègues engagés !

Les comités environnementaux peuvent mettre en place des projets tels que :

  • L’implantation de la récupération des matières recyclables ou compostables : demandez à votre municipalité ou au conseil régional de l’environnement de votre région pour vous appuyer dans votre démarche !

  • La création d’un groupe de covoiturage ;

  • La mise en place d’installations vélosympathiques (douches, enclos à vélo, etc.). Pour promouvoir le vélo au travail, inscrivez votre organisation au Mois du vélo !

  • La mise en place d’une politique d’approvisionnement responsable ;

  • La création de potagers ou de forêts nourricières ;

  • Et bien plus!

Pour quelle raison travaillez-vous ?

Il n’est pas toujours simple de concilier le travail et son engagement environnemental. Pourtant, les deux sont plus complémentaires qu’on ne le croit. Pour plusieurs d’entre nous, le travail a pour simple objectif le gain d’argent. Plusieurs travaillent pour le plaisir et pour l’ambiance avec leurs collègues. Pour d’autres, le travail a pour but de répondre à la pression que la société met sur nous pour faire carrière. Nous vivons effectivement à une ère où le succès est mesuré par la carrière, et même par le salaire associé à cette carrière. Cette définition du succès fait en sorte que d’autres occupations non rémunérées, comme être parents au foyer ou l’implication bénévole, ne sont pas valorisées à leur juste valeur.

De la même façon, il est inconcevable, pour plusieurs, de réduire sa charge de travail pour s’impliquer davantage à la maison ou dans sa communauté. En fait, cette option est impensable pour plusieurs employeurs.

Or, passer 9 heures par jour au travail ou en déplacement, à hauteur de 5 jours par semaine, laisse relativement peu de temps pour d’autres occupations. Ajoutez à ça les obligations familiales, et il ne reste pas beaucoup d’espace pour s’impliquer dans la transition écologique ! Déjà, plusieurs travailleurs sentent qu’ils négligent leurs obligations familiales, l’environnement tombe alors bien bas dans les priorités !

Ce rythme de vie rapide, l’épuisement qui y est rattaché et la recherche de l’efficacité peuvent avoir un impact important sur notre consommation et notre impact environnemental. Étant très occupés, difficile de prendre le temps de voyager en transports actifs ou en commun. L’achat de collations suremballées est plus simple que d’en cuisiner et de les portionner avant le travail. S’occuper d’un jardin, étendre son linge plutôt que d’utiliser la sécheuse, aller à la bibliothèque, raccommoder ses vêtements, réparer un meuble brisé, s’impliquer bénévolement pour l’environnement dans un groupe citoyen : voilà autant d’activités qui pourraient favoriser la réduction, mais qui sont mises de côté pour des questions de temps.

Et si, en tant que société, nous encouragions ce genre d’actions ? Et si nous pouvions diminuer notre charge de travail pour nous donner le temps de poser ces gestes de réduction ? L’Éco travailleur le considère sérieusement !

L’Éco étudiant : y a-t-il des domaines d’études plus écologiques ?

Faut-il étudier en environnement pour trouver un emploi qui favorise la réduction ? Pas du tout. Les enjeux environnementaux sont doivent être attaqués à plusieurs niveaux de notre société. Chaque domaine d’étude et d’emploi peut et doit se réinventer pour diminuer son impact écologique. Nous avons besoin de financiers qui favorisent l’investissement écologique, d’entrepreneurs et travailleurs de la construction qui se spécialisent en constructions écologiques, d’administrateurs qui guident les entreprises vers des pratiques, d’entreprises en technologies de l’information (comme notre développeur Recursyve!) qui s’impliquent dans des projets en environnement, de l’approvisionnement et de la production durable. Il nous faut des scientifiques qui font de la recherche responsable, des urbanistes qui implantent des infrastructures durables et des spécialistes en ressources humaines qui facilitent la conciliation entre le travail et l’engagement social et écologique. Il nous faut des politiciens, des ingénieurs, des médecins, des techniciens, qui ont l’environnement à cœur et qui tenteront de faire changer les choses dans leurs milieux.

La transition : une opportunité

Peu importe le niveau d’étude, plusieurs institutions d’enseignement permettent à leurs étudiants de s’impliquer en environnement. De plus en plus d’écoles mettent en place des projets tels que des jardins, la collecte des matières organiques, des activités de swap de vêtements, des conférences sur les enjeux environnementaux et plus encore !

Plusieurs écoles, surtout primaires et secondaires, font partie du réseau des Établissements verts Brundtland qui favorise la mise en place de tels projets. Du côté des cégeps, plusieurs sont certifiés « Cégep vert du Québec » par ENvironnement JEUnesse.

Outre ces écoles qui proposent souvent des comités environnementaux, il est aussi possible d’intégrer l’environnement dans le cursus d’enseignement. Par exemple, dans le cadre du concours Sur les traces de l’Éco sapiens de la Semaine québécoise de réduction des déchets, plusieurs classes du primaire et du secondaire ont introduit les enjeux écologiques dans des projets de français, d’arts, de géographie ou encore dans les activités parascolaires.

Sinon, que ce soit dans vos études secondaires, collégiales ou universitaires, ou dans les projets scolaires de vos enfants, pourquoi ne pas introduire quelques notions d’environnement ? Vous étudiez en finance : introduisez la notion d’investissements responsables dans une présentation orale. Vous étudiez en santé : intégrez l’alimentation durable à un projet. Vous avez un cours de philosophie : tentez de discuter de la responsabilité de l’humain en matière de développement durable pour la sécurité des générations futures. Tous les domaines d’étude peuvent accueillir des notions environnementales !